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Comment je bénéficie de l’expatriation en révélant mon potentiel ?

Ce matin, j’ai regardé une vidéo d’Emilie Wapnik, écrivain, journaliste et career coach, et cela m’a inspiré cet article. Si vous êtes expatrié(e)s ou si vous envisagez une expatriation, tout ce qui va suivre vous parlera très certainement. L’expatriation, c’est un grand changement dans une vie. C’est sortir de sa zone de confort. Chacun étant différent, vous vous sentez plus ou moins à l’aise face à ce genre de situation et c’est normal. En effet, la société dans laquelle nous avons grandi nous a appris à suivre un chemin bien tracé, bien défini ou pour reprendre une expression que je déteste pour l’avoir entendu trop souvent à « ne pas faire de vagues » … Pour ma part, l’expatriation m’a fait prendre conscience que je ne suivrai jamais un chemin unique comme notre culture nous y pousse.

Prenez en compte les réactions de votre entourage

Lorsque l’on décide de s’expatrier, on l’annonce à tout le monde ou à qui veut bien l’entendre et il n’est pas rare de s’entendre dire les choses suivantes :

L’enthousiaste toujours positif/ve :

C’est génial ! Où allez-vous ? Quand partez-vous ? C’est excitant !!!

En général, nous aimons nous ressourcer auprès de ces personnes qui nous confortent dans notre choix et nous renvoie une image positive et rassurante.

L’hésitant terre-à-terre :

Ah… C’est courageux ! Quelle aventure ! Mais tu n’as pas peur de t’ennuyer là-bas ? Tu sais ce que tu vas faire comme boulot ?

Bon, globalement, l’hésitant terre-à-terre ne nous vend pas du rêve, soyons clairs. Mais il a le mérite de poser les bonnes questions, celles que l’on voudrait parfois cacher sous un mouchoir tellement « l’expat’, c’est trop génial ! »

Le pessimiste accroché à son rocher :

Hmmm, c’est pas toujours l’extas’ de tout quitter. On en fait tout un plat de l’expat’ mais j’ai lu plein d’articles où les gens en reviennent. Et je te dis pas la galère quand tu veux rentrer en France. Enfin, vous n’avez pas d’enfants donc ça minimise les risques. Mais bon, tu as quand même un super job ici. C’est dommage de tout quitter.

Alors là, on se dit qu’on a décroché le pompom ou toucher le fond ! Courage, fuyons ! Bien que le pessimiste accroché à son rocher ait un côté terre-à-terre à ne pas négliger car oui, partir est un risque, certes, il vaut mieux sortir la parade de l’évitement pendant le processus de préparation avant départ sous peine de tomber en dépression, voire de tout remettre en cause !

Ce petit florilège d’attitudes n’est pas exhaustif mais vous donne une idée de ce qui vous attend ou vous renvoie sûrement à ce que vous avez déjà vécu ! Ce qui est intéressant dans tout cela, car oui toutes ses personnes vont vous apporter quelque chose dans votre processus de départ, c’est la réaction que vous avez eu/aurez face à ces propos. Cela vous fait douter, vous conforte dans votre projet, ne vous impacte pas du tout, bref, cela provoque des émotions que vous ne devez surtout pas mettre de côté. Prenez le temps d’analyser ces émotions, d’en parler avec vos proches et éventuellement, de faire disparaître/d’atténuer vos craintes. Si vous partez avec le sentiment que cela ne va pas marcher, que vous n’allez pas trouver de travail, que vous allez vous ennuyer, à coup sûr, c’est ce qui va vous arriver ! Alors sans pour autant utiliser la méthode Coué, l’idée n’étant pas de camoufler ses émotions sous un voile de « je vais bien, tout va bien », travaillez sur vos émotions pour partir du bon pied.

Analysez votre passé pour mieux construire votre futur

Ok, l’expat’, c’est chouette mais pas que… Ce serait trop beau. Pour ma part, je suis partie très enthousiaste et positive. Mon projet était clair. Je m’occupais du déménagement, je commençais les quelques séances de coaching professionnel payées par l’entreprise de mon mari et je me mettais à chercher un travail dans ma branche. Et patatras, deux mois plus tard, coup de bambou, coup de blues, appelez-le comme vous voulez, mais ça n’allait pas. A cette période, l’expatriation ressemblait un peu à la photo de cet article, des hauts, des bas, des collines à gravir à perte de vue… Mais que s’est-il donc passé ?!

Après presque qu’un an d’expat’, voici de mon point de vue ce qui s’est passé. Je me suis confrontée à l’image que la société nous renvoie tous. Celle de la nécessité d’avoir un statut, un travail pour être reconnue. Attention, personne ne m’a jamais fait de remarque négative à ce sujet! Je me suis mise cela en tête moi-même. En fait, je me suis rendue compte que je cherchais désespérément à reproduire ce que je faisais en France. Mais je n’avais même pas pris le temps de savoir si ce que je faisais en France me plaisais vraiment. Et là, me rendre compte de cela m’a donné le premier filon à exploiter.

Bon sang mais c’est bien sûr ! Je ne me sentais plus à ma place dans mon travail. En fait, je commençais à m’ennuyer. J’ai d’ailleurs cherché à évoluer dans ma carrière en prenant un nouveau poste avec de nouvelles compétences à développer. Malheureusement, échec partiel car le contexte de l’entreprise n’était pas propice au développement de cette fonction… Dommage… Alors par la suite, retour à la case départ sur une fonction similaire. Me rendre compte de cela m’a permis de prendre un nouveau départ dans ma réflexion en tant qu’expat’.

Croyez en vous, ne vous fermez pas de portes

Forte de mon nouveau postulat de départ : « je ne suis plus épanouie dans mon travail », il m’a fallu ensuite réfléchir à ce que je souhaitais faire. C’est vrai que j’ai eu la chance d’avoir un coach qui m’a fait prendre conscience que je devais être indulgente avec moi-même. En effet, l’expat’ est un bouleversement. Il faut savoir aussi prendre le temps de trouver ses marques, de rencontrer des personnes, de construire son réseau, de trouver des loisirs, etc. Parce que si on pense qu’être expat’, ce sont les vacances permanentes, on se trompe. Il faut se bouger pour construire son environnement. Personne ne nous attend et il est très facile de se retrouver isolé.

Cela m’a pris 3 mois supplémentaires pour faire mon bilan et commencer à faire naître un projet. Et quelle satisfaction de faire cela ! Imaginez, c’est une carte blanche et libre à vous de tracer le parcours de votre choix. Cela peut faire peur de prime abord. On a peur de se tromper, de faire les mauvais choix, de ne pas être à la hauteur, d’être trop ambitieux, de ne pas avoir les compétences, bref, on a peur de tout et de rien, de choses parfois vraies mais surtout on a peur de soi-même et du regard des autres si on se trompe. Et alors, combien de personne se sont trompées avant nous ? Et moi, je ne me trompais pas en continuant tête baissée en France dans un travail qui ne me ressemblait plus !

Cette réflexion sur mon projet m’a emmené vers 2 horizons nouveaux :

  • Le bénévolat : en fait, cela faisait longtemps que j’avais envie de mettre mes compétences au service d’une bonne cause. Et quoi de mieux pour rencontrer des personnes dans un contexte amical et détendu !
  • La formation : j’ai profité de l’expat’ pour reprendre le projet qui m’avais amené à prendre une nouvelle fonction au cours de ma carrière. Cela n’a pas fonctionné la première fois, qu’à cela ne tienne, je me forme et j’y retourne !

Je vous parlerai de ces projets dans d’autres articles en espérant que cela vous inspirera pour vos propres parcours.

Etes-vous spécialiste ou « multipotentialiste » ?

Comme je vous le disais en introduction, j’ai regardé une vidéo ce matin et cela m’a inspiré cet article. Emilie Wapnik nous explique que le poids de notre culture nous pousse à choisir une voie bien tracée. Effectivement, nos aînés commencent à nous demander ce que nous voulons faire plus tard dès la maternelle et cette question revient sans cesse jusque dans les entretiens d’embauche. En l’écoutant, je me suis rendu compte que cette question m’avait mise mal à l’aise pendant des années car en fait, j’ai envie de faire plein de choses dans ma vie !

Deux situations vécues il y moins de deux ans de ça auraient pu me mettre la puce à l’oreille :

  • La première fois, c’était lors d’une discussion avec un de mes managers au cours de mon dernier changement de poste avant de m’expatrier. Cette personne m’a dit très solennellement:

Il va falloir te poser dans ton métier et débobiner la bobine jusqu’au bout.

Je me rappelle avoir penser « Oui, ok. Mais là, je m’ennuie ferme car ça fait déjà 7 ans que je fais la même chose dans la même entreprise, donc soit j’ai l’opportunité d’avoir d’autres missions parce que c’est possible dans l’entreprise, soit je change. CQFD ».

  • La deuxième fois, c’était lors d’une discussion avec mon mari. Au moment où l’opportunité d’expat’ s’est présentée, j’avais passé des entretiens pour un travail dans une superbe entreprise mais néanmoins pour le même type de métier que j’exerçais déjà. J’avais décroché une proposition d’embauche. Mon mari m’a dit:

« On peut choisir ton travail mais cela signifie que tu deviens hyper spécialiste dans ta branche. Si c’est ce que tu souhaites, on ne part pas en expat’ ».

Je me rappelle avoir répondu que non, je n’avais pas franchement envie d’être hyper spécialiste. Ça me donnait l’impression de m’enfermer. J’avais peur d’étouffé dans ce genre de situation.

Grâce à Emilie Wapnik, j’ai enfin mis un mot sur tout ça. Je suis « multipotentialiste ». J’aime explorer différente voie. Je m’en rend compte rien qu’en regardant mon parcours universitaire : fac de médecine, puis biologie cellulaire puis biochimie alimentaire, puis physiologie et génétique des plantes, puis intelligence économique et aujourd’hui marketing. En général, sans vouloir me vanter, je deviens assez bonne dans ce que je fais de nouveau. Je suis de nature très curieuse ce qui a toujours été un avantage dans mon métier précédent et le restera dans toute autre profession. J’ai développé des compétences dans ma première phase de vie professionnelle qui me serve dans ma formation, dans le bénévolat et me serviront dans mon futur métier. Et par ailleurs, je m’entends généralement très bien avec les spécialistes pour échanger des idées. Alors merci Emilie Wapnik pour cette illumination matinale car mettre un mot sur ce qu’on ressent, ce qu’on est, aussi convaincu soit-on par nos choix, ça fait du bien 😉

Voici le lien vers un article et la vidéo d’Emilie Wapnik:
https://www.ted.com/talks/emilie_wapnick_why_some_of_us_don_t_have_one_true_calling?language=fr

J’espère que ce long monologue vous aidera dans vos projet d’expat ‘. Aujourd’hui, je suis épanouie dans cette nouvelle vie pleine de nouvelles rencontres, de beaux projets, de découvertes au quotidien. Il me reste encore plein de chemin à parcourir mais je suis fière de ce que j’ai déjà accompli. Et c’est tout le mal que je vous souhaite également !

Pour conclure, je vous propose deux citations qui illustrent bien à mon sens l’expatriation et ses possible:

Antoine de Saint-Exupéry:

Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve une réalité.

Brenna Smith:

Le voyage… Le meilleur moyen pour SE PERDRE… et SE RETROUVER… en MÊME TEMPS.

N’hésitez pas à commenter et à partager vos expériences ou vos projets d’expat’.

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2 Commentaires sur "Comment je bénéficie de l’expatriation en révélant mon potentiel ?"

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Laura de BBxMarmotte
Invité

L’expatriation est une chouette expérience, et il faut en profiter chaque jour 🙂 J’ai moi aussi emprunté pleins de voies différentes pendant mon parcours scolaire ^^ Et maintenant je vie à l’étranger.. je ne suis pas fixée sur une carrière en particulier mais ça me plaît !

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